Deepfakes : votre vie peut basculer — comment vous protéger ?
- corentinpoilbout
- il y a 12 heures
- 2 min de lecture
Une vidéo qui n’a jamais été tournée, une voix clonée à l’identique, un visage plaqué sur des images compromettantes : les deepfakes (ou hypertrucages) exploitent l’intelligence artificielle pour fabriquer de faux contenus d’un réalisme troublant. Derrière la prouesse technique se cache un risque bien réel : usurpation d’identité, atteinte à la réputation, chantage, escroqueries et désinformation.
Ce que dit le droit
Le droit français s’est adapté. La loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (SREN) a renforcé la répression des hypertrucages : la diffusion d’un montage réalisé avec l’image ou les paroles d’une personne, sans son consentement et sans qu’il soit évident qu’il s’agit d’un trucage, est sanctionnée (article 226-8 du Code pénal), avec des peines aggravées pour les deepfakes à caractère sexuel (article 226-8-1).
D’autres qualifications peuvent s’ajouter selon les cas : atteinte à la vie privée (article 226-1), usurpation d’identité (article 226-4-1), atteinte au droit à l’image, diffamation ou injure, voire escroquerie lorsque le trucage sert à tromper une victime pour obtenir des fonds.
Que faire si vous êtes victime ?
Agissez vite : conservez les preuves (captures d’écran, URL, dates), signalez le contenu à la plateforme et demandez son retrait, déposez plainte, et faites-vous accompagner par un avocat pour identifier les auteurs — y compris anonymes — et engager les procédures civiles et pénales adaptées, jusqu’à l’indemnisation du préjudice.
Vous êtes visé par un deepfake ou une usurpation d’identité en ligne ? Contactez le cabinet au 06 58 09 74 96 pour une réponse rapide et une stratégie sur mesure.
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