top of page

Deepfakes : votre vie peut basculer — comment vous protéger ?

  • corentinpoilbout
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Une vidéo qui n’a jamais été tournée, une voix clonée à l’identique, un visage plaqué sur des images compromettantes : les deepfakes (ou hypertrucages) exploitent l’intelligence artificielle pour fabriquer de faux contenus d’un réalisme troublant. Derrière la prouesse technique se cache un risque bien réel : usurpation d’identité, atteinte à la réputation, chantage, escroqueries et désinformation.

Ce que dit le droit

Le droit français s’est adapté. La loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (SREN) a renforcé la répression des hypertrucages : la diffusion d’un montage réalisé avec l’image ou les paroles d’une personne, sans son consentement et sans qu’il soit évident qu’il s’agit d’un trucage, est sanctionnée (article 226-8 du Code pénal), avec des peines aggravées pour les deepfakes à caractère sexuel (article 226-8-1).

D’autres qualifications peuvent s’ajouter selon les cas : atteinte à la vie privée (article 226-1), usurpation d’identité (article 226-4-1), atteinte au droit à l’image, diffamation ou injure, voire escroquerie lorsque le trucage sert à tromper une victime pour obtenir des fonds.

Que faire si vous êtes victime ?

Agissez vite : conservez les preuves (captures d’écran, URL, dates), signalez le contenu à la plateforme et demandez son retrait, déposez plainte, et faites-vous accompagner par un avocat pour identifier les auteurs — y compris anonymes — et engager les procédures civiles et pénales adaptées, jusqu’à l’indemnisation du préjudice.

Vous êtes visé par un deepfake ou une usurpation d’identité en ligne ? Contactez le cabinet au 06 58 09 74 96 pour une réponse rapide et une stratégie sur mesure.

Sur le même thème

Commentaires

Les commentaires n'ont pas pu être chargés.
Il semble qu'un problème technique est survenu. Veuillez essayer de vous reconnecter ou d'actualiser la page.
bottom of page